Une hécole pour demain

Un gros mot nommé « école »

Le mot école recouvre tellement de choses qu’il est in-sensé de dire quoi que ce soit de général sur un champ si vaste.

L’école maternelle

 

Les anthropologues ont étudié l’école maternelle.

Ils ont filmé la cour de l’école maternelle.

Qu’est-ce qui se joue dans la cour de l’école maternelle ?

D’un côté il se joue la guerre – on pense à la Guerre du feu, à la Guerre de Troie.

D’un autre côté il se joue … le jeu, la solidarité, la compassion.

Le petit d’homme est à la fois :
– un barbare
– un primate social

Quel processus permet de passer de l’état de barbare à celui d’adulte «civilisé»?
Peter Sloterdijk nomme «anthropotechniques» ces processus.
L’école est un des lieux où se pratiquent des anthropotechniques.
Il s’agit de familiariser l’humain à la fois avec les problèmes «être barbare» et avec les solutions «être civilisé».
Psalmodier des ritournelles – la souris verte et ses avatars – c’est conformer sa respiration, sa parole et son geste à une forme préexistante de texte-mis-en-rythme.
Jouer la palette des jeux décrite par Roger Caillois c’est explorer l’envie de combattre, etc. et la développer dans le symbole – taper dans un ballon, jouer aux petits soldats, etc..
Jouer avec des formes c’est apprivoiser l’espace.
D’autres anthropotechniques amènent à se familiariser avec les rythmes, les notes de musique, etc..

L’école «sérieuse»

De 6 à 16 ans des processus plus ou moins contraignants – rester assis, etc. – sont mis en place; Marcel Jousse en fait une critique ciblée.

L’école philosophique

A l’approche du baccalauréat le lycéen découvre que tout le monde ne pense pas l’anthropos, son organisation mentale et sociale de la même manière.
Les écoles stoïque, épicurienne, sceptique, cynique, etc.. sont étudiées.
Le lycéen découvre qu’il a eu, par exemple, un père sceptique, une mère stoïque, des enseignants épicuriens et un chef scout cynique.

Et que si tout est totalement confus dans sa tête c’est normal.

Les problèmes

«Quelles sont les anthropotechniques les plus pertinentes au fil de la vie scolaire de l’anthropos?»
«Comment permettre à l’enfant de survivre dans un monde d’adultes qui voient le monde et l’anthropos de manières tellement différentes?»

Par exemple dans 93% des familles américaines il y a une Bible pour 50% des familles françaises.
«Comment aider les parents à clarifier leur vision du monde et à les articuler avec les visions du monde des intervenants externes – l’instituteur, l’orthophoniste, le chef scout, etc.?»

Une école ou des écoles?

Un verre peut être à la fois à moitié vide et à moitié plein.
Pierre et Paul ont des enfants qui sont dans la même école.
Pierre en décrit les richesses.
Paul fait une longue liste des manques.

Ce qui est frappant au début du 21e siècle c’est le succès de toutes les écoles non- publiques.
Ecoles à base confessionnelle des différentes religions grandes ou moins grandes.
Ecoles nouvelles Freinet,Montessori, Waldorf-Steiner, etc. vues plus haut.

La non-scolarisation

Silvia Galipeau écrit: «C’est ce qu’on appelle l’unschooling, ou la déscolarisation: l’apprentissage par le vécu, et surtout par intérêt. La philosophie, méconnue ici, est de plus en plus populaire aux États-Unis, mais aussi dans le reste du Canada. Il suffit de fouiller un peu sur l’internet pour voir foisonner les groupes de soutien. «Les enfants naissent avec l’habileté d’apprendre, une curiosité et une soif d’explorer», explique Wendy Priesnitz, éditrice d’un magazine torontois sur les apprentissages non traditionnels (Life Learning Magazine). Elle est l’une des premières au pays à avoir adopté ce mode de vie avec ses deux filles, dans les années 70. Son aînée, aujourd’hui graphiste, a déjà enseigné la littérature à l’université, tandis que la cadette est conservatrice d’un jardin botanique, toujours à l’université. «Les enfants sont des apprenants très actifs jusqu’à ce qu’on leur apprenne à ne plus l’être», dénonce-t-elle. Selon plusieurs adeptes, l’école, notamment l’école primaire, par sa rigidité, tue la curiosité propre à l’enfant. «Je crois qu’il faut faire confiance à nos enfants et les respecter», résume l’auteure de plusieurs ouvrages sur la question (Challenging Assumptions in Education, Life Learning et Natural Child).»
L’essentiel est dit:

  • l’enfant est naturellement curieux et désireux d’apprendre,
  • l’école «tue» cette curiosité en figeant l’enfant sur un siège avec un programme inventé et imposé qui n’est pas articulé à son questionnement,
  • si l’on fait confiance à l’enfant, il est capable d’apprendre ce qui est nécessaire pour des fonctions universitaires

Adulte, il sait être autodidacte : candidatlibre.wordpress.com

La dé-scolarisation

En regard des success stories de l’apprentissage sans école donc à la maison, il y a le drame de l’enfant qui à la fois ne va pas à l’école ET ne bénéficie pas d’un contexte familial favorable.
Drame?
De nombreux exemples vrais ou romancés montrent que même «dans la rue» l’enfant a une capacité très grande à apprendre.

Je pense à l’instant à Huckleberry Finn.

Références

Silvia Galipeau La Presse.ca L’école de la vie

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